Hépatome I Stéatose 3

Publié: juillet 30, 2011 par lakontess dans saison 1

Vous vous taraudez l’encéphale, et visiblement votre jugement s’en trouve altéré. Vous, frusqué en uranien, vous abaisser de la sorte ! Vous invertir en explorant cet abysse inique, et de surcroît en compagnie d’un limonadier hellénique !

Seul votre absinthisme vous sauve de mon indignation.

Vous, mon alcoolyte, mon alter pernot, ma quenouille, mon ‘pataphtisique de l’apéro ! Que je me languis de votre rouelle – que dis-je – de votre gidouille ! Que ne donnerais-je pour une nuit sulfureuse, à écouter le doux chant de vos épisodes hémoptysiques, contre votre thorax poitrinaire et, pour mieux vous ébaudir, à prodiguer à votre tubercule quelques vigoureux attouchements ! Ah, cher ami, vous me tourmentez !

Allons, JR, rougissez vous-même, et revenez à vous !

Souvenez-vous de vos odyssées vénériennes ; elles ont certes pris la teinte spectrale des gloires passées mais – dois-je battre le rappel, avec quel panache vous les meniez !

Rejoignez-moi à l’instant, que nous mutualisions le céladon libidineux, cet amant dont je tairais le nom, non pas que je daigne vous aider à recouvrir la mémoire, non par pudeur, mais bien car il ne m’est jamais venu à l’esprit de m’enquérir de son substantif. Je ne connais que trop la détresse qui vous accable, cette inappétence du potomane errant dans les terres arides de la sobriété. Ah, par ma couronne comtale, que les abstèmes soient pendus la tête en bas !

Heureusement, j’ai mon judéen, mon commerçant, et la qualité de ses sévices. L’autre soir, nous tenions salon, avant de nous posséder en backroom. Nous devisions allègrement, entre deux vins, quand tout-à-coup, je le vis pâlir. Tout d’abord je ne pipais mot, profitant de son embarras pour laper son verre de Pétrus, puis tout le carafon. Enfin rafraîchie, et tout en me désaltérant d’une petite eau ardente ajoutée à sa note, je m’enquis de la raison de cette décoloration subite. L’élégant se trouvait gêné du fait que son reflux gastro oesophagien se fasse des plus sonores, et il est vrai que quelque organe produisait une sorte de chuintement accompagné d’un bruit de succion, caractéristiques de ceux émis par une poire à lavement.

N’est-ce pas adorable ?

Déjà bien attaquée, et d’une chaleur quasi andalouse, je le chevauchais en mode Merlot-panty et tentais d’arrondir les angles, d’appointir les courbes, bref, en amazone lui révélant mon bricorama, je suçotait son lobe en lui susurrant cette maxime : « tout organisme est une mélodie qui se chante elle-même »* ; sur ce mon hébraïque, le valeureux, le salvateur, cet anti-goy de bois, régurgita sur mes cuisses callipyges, m’amenant par là même à l’orgasme dans un étrange phénomène synesthésique. Quelle marrade !

Jean Raoul, je vous invite prestement à conjurer le sort qui entrave vos agissements pervers d’antant et vous retient en Guyenne, quand nous pourrions, de concert, forniquer avec ce païen, et nous soumettre à la vindicte des philistins ! Vous déclinez vers la flétrissure, mon brave.

Mojito ergo sum

Bien pelviennement

Votre attentionnée morue, kontess’ de Bourgueil

*in Humanisme et Erreur, Flallimard, ndlr

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