Archives de la catégorie ‘saison 1’

N.D.L.R.

Publié: octobre 13, 2011 par lesionsdangereuses dans saison 1

Cher(s) Lecteur(s) de L.L.D.

Notre rédac. a décidé de suppr. les Stéatoses n°10 à 14 de l’Hépatome I, leur contenu ayant été jugé par l’Acad. et S.Exc Gondégisile de l’Égl. N.S. J-C, (notre Grd. Mécène) comme étant qq. peu déplacé, au sens propre comme au fig.

En effet, ds ces missives, JRDP Mis DMS s’attèle à l’int. de son append. ds l’entre-jambe de LDO KtesseDB, celle-ci répliquant en lui fixant RV ds un Ét. plus que douteux du charmant con de Montcuq (son nouv. QG) pour un TP d’hist. nat., plus biol. que bot., consistant principalement en l’intr. d’un C.pén. ds son ibid., et ce recto/v° (op.cit. Hépatome I Stéatose 11).

Ns n’avons pas d’adj. pour qualifier ces actes, que ns réprouvons comme de bien entendu. Pas la peine d’éd. un épil. à ce suj.

Les p. contenant des descriptions des part. phys. des protagonistes ont été saisies par la Cour de Cass., et ont fait l’obj. d’un doc. jur. (cf. circ. NRV1114652C parue au JORF et dispo. à la Bibl. nat., N.B.).

Ns regrettons cette coll. de propos proches de la zool., et espérons que ce cas servira d’ex.

Bien à vs.

xoxo

La rédac.

Hépatome I Stéatose 9

Publié: août 4, 2011 par lakontess dans saison 1

Mon escabèche

Je ne reçois qu’aujourd’hui votre lettre, cette sotte de Pituite l’ayant dérobée pour mieux s’en réjouir à ses heures solitaires ; les derniers chapitres  sont presque illisibles tant l’idiote y a imprimé la marque de sa fougue.
Au demeurant, je devine que vous évoquiez mes passions nécromances, ainsi que le décès prématuré de Cadfaël, que le sort a fait périr avant que d’avoir goûté mon élixir.

Vous l’avez compris, me voilà délaissée par mon baron. Rendu de ma poitrine ptosée et, à n’en point douter, présentement occupé à flatter les jarrets fermes et les aisselles encore lisses de quelque jouvencelle bien née, il se laisse pousser par ses obsessions mélancoliques et accomplit tous les péchés thélotiques. Ne lui déplaise, j’offre ma noix de muscade aux savoirs orientaux glanés par mon amie au gré de ses incartades, libidineuses, et c’est encore enduite d’un cataplasme de sarriette et de menthe poivrée que je dicte à Pituite, l’inquisitrice, ces quelques lignes que, je l’espère, elle ne consommera pas seule dans sa piaule, mais daignera transmettre au coursier.

À peine éloignée de la ville rose que je recouvre déjà mes couleurs. Le voyage fut des plus ennuyeux : à tout moment je rêvais que surgisse un brigand qui nous ferme la route, et entreprenne d’écarter mon calicot. Mais rien. Nib. Que dalle. Rien que les cahots répétés de ma monture, et le doux frottement de son crin contre le mien (je n’ai pas perdu cette habitude de monter « à cru »).

Heureusement nous fîmes étape à l’Auberge du Puy Gouzon. Après m’être abreuvée d’un cidre bien fait, et avoir constaté que le tenancier l’était aussi, je m’adonnais à la ripaille avec ma Pituite, la petite n’ayant encore fauté ; elle était toute de caresses et de gestes déplacés.

La taverne exhalait ses vapeurs avinées dans la nuit sans lune, mais pleine de promesses de débauche. Minuit sonnait quand la porte s’ouvrit sur une équipée de voyageurs, l’air torve, visiblement harassés, et affublés d’étranges guenilles. Du groupe de saltimbanques se détachait un beau spécimen, auréolé de mystère et de vice conjugués. Je n’y tenais plus et m’empressais de faire sa connaissance. Le bohémien, contorsionniste, m’ébaudit de ses prodiges, qu’il me distribuait avec largesse, de figures acrobatiques en réceptions gymniques, et je me cabrais de plus belle, défiant l’âge et le cartilage de mes articulations. Échauffée, je passais en revue le reste de la troupe, secondée par ma Pituite.
Le réveil fut douloureux, et j’arrivais chez mon amie dans une posture inconvenante provoquée par ces exercices, ne pouvant, au matin, qu’enjamber les genoux du cocher. Ce dernier me maintint tout du long dans ses bras puissants pour atténuer la brûlure de mes multiples blessures.

Par chance, la demeure de la Markiz se situe dans l’immédiat voisinage de Léopold de Pommade, cavalier de renom et chiropracteur méconnu, à son tour fidèle au serment d’Hypocrasse. Aussi depuis avant-hier je me fais débloquer par mon guérisseur. La journée se déroule de la sorte, en allers-retours entre le logis de mon amie et celui de mon docteur, me reposant dans le harem de l’une, et me livrant au haras de l’autre.

Remise sur pieds et en selle, je quitterai le pays albigeois pour la fin de semaine. Des affaires de prime importance me retiendront à Toulouse encore quelques jours, puis je viendrai vous sur-prendre et goûter la tiédeur de votre chair décatie.

Saindoucement vôtre

Lampégie d’Orval, kontess’ de Bourgueuil

Hépatome I Stéatose 8

Publié: août 2, 2011 par lesionsdangereuses dans saison 1

Ma noble amie,

Votre rudesse n’a d’égale que votre mauvaise foi. Que venez-vous me causer de corruptions, persécutions et autre lypomanie. Vous n’avez de cesse de quémander ma venue pour mieux déserter chez les gueux albigeois, sous prétexte que la faiblesse de ma prostate induit nécessairement, de ma part, une pléthore de fulgurances. Le vin est-il meilleur là-bas qu’ici pour que votre esprit soit si claudiquant ? Cessez donc le blasphème ainsi que la fréquentation des curetons et bigots de toutes sortes. Non que je condamne vos périnégrations en compagnie de doctes écclésiastiques psalmodiant au rythme de vos génuflexions, mais enfin, ma chère, votre carafon ne supporte-t-il plus la capillarité de vos reflux gatro-oesophalliens ! Fichtre, vous confondez décharge et incontinence ! Reprenez-vous et surveillez vos orifices.

Précision faite, je ne puis, malgré tout, que me réjouir de votre lettre. Il semble que mes relents dipsomanes vous aient enfin éveillée, ô walkyrie libidineuse. Maintenant que les vapeurs de vos chevauchées se sont dispersées, le baron se révèle à vous tel qu’il est, bourrin, taiseux, l’oeil vif et la croupe emmaçonnée ; et si je ne puis encore juger de sa rectitude, perdue dans les limbes de ma mémoire défaillante, son silence l’écorne. Je ne distingue en lui que chaude-trappes et massages interlopes. Veillez désormais, ma nymphale paroissienne, vous dont le vieux bénitier n’a jamais connu que le sérieux de ses fidèles, chassant l’aridité de la solitude par de cérémonieux attouchements, à ce qu’il ne vous reprenne dans ses rets.

Consentez maintenant à ce que je vous rafraîchisse la mémoire. Peut-être avez-vous peur d’être dévoilée, bien que la dépravation de votre âme ne me permette de le concevoir sans difficulté, mais vous n’avez pas toujours craché sur la viande froide. Notamment lorsque vous visitiez les malades, dans le haut limousin, les seins naissants et la cramouille duvetante, en compagnie de cet amant quadragénaire qui se dessine sous les traits de votre obstétricien godemichant qui à l’époque officiait dans le diaconat creusois. Vous égréniez les mourants sur le chapelet de vos turpitudes afin de leur soutirer leur extrême onction, ces pauvres hères conjuguant leur dernier souffle à vos râles rageux, la verge au bout des lèvres ; votre assiduité sacramentelle a dépeuplé les hospices de leurs lépreux, innocentes victimes de votre fougue, vidées une à une de leur séminale substance, traites comme des vaches dans une laiterie industrielle de Bethléem ; certes, vous aviez un faible pour les blénnoragiques et autres syphilliques. Mais quand même, vous ne lésiniez pas à la tâche. Cessez donc vos sermons de pasteur sur l’origine du monde et regardez les choses en fesses.

Pour ma part, je suis bien remis de mes ablutions spiritueuses. Le vicomte Richard Duflot-Dupontin et son épouse Eléonore m’ont hier visité afin que nous nous délassions ensemble. La nuit fut des plus délicieuses, la vicomtesse en pleine bourre, suite à de crapuleuses ripailles ; voilà l’élégante repue qui soudain suggère que nous la ligotions accroupie sur une chaise, ma bouche béate sous sa céleste meurtrière, pris en croupe par la roideur de l’époux. Les pontifiants coups de reins de cet énergique empaleur titillèrent si bien ma prostate que j’oins une première fois le visage boutonneux de son Eléonore, qui sur le champ entonna son sanctus clitoridien rendant grâce de son plus bel étron. Dans une osmose parfaite le vicomte se déchargea à l’orée de mes viscères.  Cadfaël en eu sa première virilité. Quel imbécile celui-là ! Cet ignare esclave a pris sa semence pour du pus ! Vous me direz, la confusion plut tellement au perché vicomte, que nous l’initiâmes illico à nos jeux les plus scabreux. La peu farouche Eléonore, transubstanciée d’un membre caoutchouteux, prit le vierge esclave, tandis que je benissais sa féodale intimité sous le regard ébahi de son velu mari occupé à baillonner la bouche immaculée de l’ingénu de son sacerdotal gourdin. Ce dernier, douloureusement introduit par la noble chimère gueulait comme un pourceau qu’on égorge. Le vicomte dut se retirer un instant afin que nous puissions l’étourdir de vinasse bouchonnée. Après quelques haut-le-coeur il finit par se réjouir des deux. Richard se déchargea, faisant tinter la glotte du jeune qui le lui rendit bien, signant son exploit d’un renvoi odorant ; je me retirai de la vicomtesse à mon tour, non sans lui avoir donné la communion. Cette dernière brandit alors victorieusement le pal ensanglanté, tandis que Cadfaël se vidait de son sang. Nous comprîmes rapidement que nous ne pourrions rien pour lui et nous le laissâmes ainsi, par pudeur, s’éteindre paisiblement, non sans avoir ordonné à mon ukrainienne de le guetter dans ses derniers instants.

J’arrête ici de vous conter mes salaces délices retrouvés de peur que vous m’en teniez rigueur. Il me faut prendre la route vers le midi. Les chevaux sont attelés et les domestiques à l’ouvrage. Je vous transmets mes meilleurs bacilles. D’ici là, inaltérable ivrogne, je reste vénériennement vôtre.

Marquis Jean Raoul de Pauchoir

Hépatome I Stéatose 7

Publié: août 1, 2011 par lakontess dans saison 1

Ah, cher ami, cessez de vous corrompre dans ces niaiseries domestiques. Ne voyez-vous point à quoi vous êtes rendu ?

Vous me persécutez avec autant d’éclat que d’opiniâtreté, et n’avez de cesse de débiter cette viande froide des souvenirs.

Vous me flattez la croupe ; encore faudrait-il joindre le geste à la parole, et vos promesses ont le goût avarié des voeux de l’éjaculateur précoce à son amante non avertie. Vous partez trop vite, mon puceron ; il vous faut trouver la rédemption via la rétention. Agité par des bouffées tachysystoliques, votre patois se pare d’idiotismes. Enfin…

D’aucuns vous diront le contraire, mais je n’ai guère de nouvelle de notre ami, pas plus de sa rectitude. De fait, s’agit-il bien du même individu ? Je m’étonne de son titre, car il me paraît plus bourrin que baron. Mais qu’importe.

Ces deniers jours ont été pour moi source de tourment – ma vie est un foutoir, j’ai besoin de temps pour me réonaniser un peu – aussi vais-je me retirer à la campagne chez mon amie la Markiz de Babeau Bouldoux. Mon ancienne compagne de couvent, téméraire voyageuse, revient en effet des Indes avec dans ses malles, je l’espère, quelque bayadère distrayante, dont je conçois déjà de faire tinter le grelot.

Je me sens lasse. Possiblement la rançon de ce vin vigoureux dont je n’ai eu de cesse de m’abreuver. Ou le contre-coup d’une récente orgie, débutée à l’occasion de la réunion d’un cénacle tenant séance chez Le Comte de Valence-d’Agen, où je me fis posséder avec jubilation. La bacchanale s’acheva rue de l’Orient, où je visitais nombre loges, et dessous de tablier, entreprises qui me mirent d’équerre. Mon entendement était consumé par la flamme écumeuse de ma matrice, criant famine devant la double promesse d’un profond labour et d’un ensemencement maçonnique. Ma vue troublée changeait Vulcain en Adonis, aussi je fis un détour par la cambuse pour me taper le cocher, la bonne, et un ecclésiaste venu se repaître des reliefs de l’orgie de la veille, que j’aidais d’ailleurs à réciter son office. Rien ne semblait pouvoir interrompre ma fureur utérine, rien, pas même le jeune écuyer que je débauchais dans une chevauchée qui fit passer à l’étalon son dada pour les bêtes de sommes. Ainsi remise en selle, encore étourdie par ce manège, mais assoiffée par l’activité hippique, je me mettais en quête d’une cuverie convenable.

Le temps passa. Assouvie, j’entendis qu’on sonnait les vêpres, aussi je rejoignais la Dalbade afin de m’enquérir de l’état du cureton, mon frère incestueux. Tout absorbé par ses liturgies, mon curaillon ne daigna répondre à mes oeillades provocantes. Je malaxais nerveusement mes appâts ; rien n’y fit. Stupeur. Affligée, je ne pouvais pourtant lever l’étendard de ma révolte. Moi, Lampégie d’Orval, ignorée de la sorte ! J’errais entre les bancs, la tête basse, une main portée à mon front, ouvertement déshonoré, l’autre sous les jupons, honorant des recoins abscons. Me laissant porter par la mélancolie, je dérivais jusqu’à un prie dieu disposé à l’écart de la nef, proclamais ma pénitence et, prostrée, m’adonnais à la dépravation. C’est dans cette position que me trouvait un galant échaudé par l’oraison. Pris d’un vif élan, il psalmodia ses prières jaculatoires et trouva raison en mon fondement.

J’étais saisie.

Il me prit à nouveau de profundis, avec entrain, à grands coups d’encensoirs, et dans une ferveur quasi religieuse. Le servant de messe nous observait avec bienveillance ; il s’avança vers nous, son panier à la main, reluquant le mien. D’un geste, il nous fit signe de quitter notre sanctuaire, et de l’autre, bénit son pouce à la source de mon bénitier. Nous nous retirâmes, encore, non sans avoir récité un Anus Déi sur le parvis du lieu, désormais sain. Main dans la main, copinant con contre pine, nous vagabondions au coeur de la ville rose. Mon amant, homme de science, tient un cabinet d’obstétrique du côté de la Pargaminière, local qu’il a agencé avec goût : entraves, godemichés, colliers de louvetiers et fouets se juxtaposent dans un ordre qui charme l’oeil. Il m’entraîna donc dans sa garçonnière et me soumit à un examen des muliebra, sans procédure de compromis. Depuis je poursuis mon maïeuticien à franc étrier. Il a tant à m’instruire ! Je ne saurais satisfaire mon appétence pour ces techniques nouvelles !

Malheureusement le sot est parti en Bourgogne rejoindre ses collègues de l’Académie et me refuse le voyage, craignant sûrement que j’élargisse mes compétences en m’offrant à la concurrence. À défaut de lui servir de sujet d’étude, je me fais donc fallope.

Je me dirige à l’instant vers le pays albigeois, entre la Rouergue et les montagnes de suif, me faire houiller la cramouille avec la férocité que vous me connaissez. Pituite, ma douce amie, ma servante fidèle et servile, m’y accompagne ; elle se chargera de me transmettre vos correspondances, si toutefois celles-ci ne soutiennent pas votre lypomanie, je l’espère, temporaire.

Ardemment mienne, pour l’heur

Lampégie d’Orval, kontess’ de Bourgueil

Hépatome I Stéatose 6

Publié: juillet 31, 2011 par lesionsdangereuses dans saison 1

Oh misericordieuse Kontess,

Je m’incline devant ce qui reste de votre jeunesse prématurément disparue afin d’implorer votre pardon pour cette brève nocturne que je vous ai hélas transmise. Je n’étais plus moi-même, pris par du mauvais houblon que m’avait rapporté cet empoté de Cadfaël, un de mes jeunes domestiques aux origines scandinaves. J’accepte à l’avance votre peine. Oui, châtiez-moi je vous prie, maintenant que mes esprits sont revenus. Bastonnez-moi comme au bon vieux temps, quand vous cogniez le steak pour le rendre plus tendre ! Infligez-moi les pires sévices, saignez-moi de vos turbulentes verges !
Sachez seulement que je ne suis point l’unique coupable. Non que je veuille ajouter à votre peine, mais parce ce que vous comprendrez mieux ainsi ma faiblesse passagère ; laissez-moi donc vous conter.

Hier soir, aux alentours de 21h, voici que la bonne vient me trouver, m’annonçant l’arrivée d’un individu des plus étranges, supposément mandaté par un certain baron Jankulowski, et qu’il est fort urgent que je le reçoive malgré l’heure avancée. Ainsi me voilà contrarié dans mon pèlerinage éthylique, à l’instant même où je venais de déboucher mon second flacon d’Angélure. Je descends les escaliers de marbre prenant garde de ne point trébucher, torgnolant ma femme à mi-chemin après l’avoir prise violemment devant la bonne qui prestement se jeta sur mon empisard afin de laper les dernières gouttes de mon suc olympien, dont j’avais rempli ma conjointe auparavant, et qui s’écoulait encore après mon divorce anal. Je lui cassais deux-trois dents à la fin de son office (à la bonne, bien entendu) et je rejoignais l’étranger qui patientait dans le salon du rez-de-chaussée, dans lequel l’édentée l’avait introduit. Son air béat et sa tenue débraillée laissaient à penser qu’ils n’en étaient pas restés aux présentations mais cela ne me concernait guère, bien que pouvant expliquer l’annonce tardive de sa venue.
Il était plutôt bien fait, la carrure teutonne et le teint hâlé traduisant une vie au grand air. Sa paluche large et sa poigne ferme me donnaient déjà un regain de vigueur. Il pouvait s’estimer heureux que j’eus croisé ma femme entre-temps. Mais son port altier et les traits étonnamment raffinés de son visage n’oblitéraient pas l’identité de son mandant. Que venait-il m’annoncer ce héraut saxon ? Imaginez donc, à cette heure-ci, ma chère, le pire était à craindre, notamment l’arrivée du baron avec son harem de nubiles à déflorer. Que nenni ! Soulagement jouissif que ma servante au patronyme ukrainien dut promptement contenir évitant de la sorte un épanchement trop abondant. Jankulowski rentrait directement au bercail et ne pourrait m’honorer de sa présence. Comprenez donc qu’à l’écoute de cet émissaire apollinien, emporté par un élan de philanthropie, suite à mes soulagements successifs, je lui proposais de m’accompagner à l’étage terminer le flacon délicat qui se languissait de mes lèvres anfractueuses. Le bougre ne se fit pas prier ; en cela je sus que le baron l’avait possédé ; et nous étions dans mon salon privé deux secondes plus tard, mêlant vinasses et galochades, houblon frelaté et castagne, pour finir entre poire artisanale et emmanchage brutal. Le croirez-vous ? Lorsque je rouvris les yeux, femmes et enfants, ainsi que notre cher messager, étaient paisiblement étendus sur un lit de verre brisé, drapés de semences et purulences sanglantes. Quel bonheur, et quelle tristesse à la fois, de les voir ainsi cadavériquement épuisés, moi qui étais, une fois n’est pas coutume, foutrement nécessiteux.

Je décidais donc de descendre à la cave siffler les dernières bières et autres délictueux millésimes que mon esclave pré-pubère avait garnie, non sans avoir auparavant fait montre à mes partenaires ensommeillés de la vigoureuse attention que je leur portais. Le désir de refermer à jamais l’orgifice rectal de ma bonne me traversa l’esprit, mais ma vue vacillante ne me permettait guère d’utiliser fil et aiguille. Je remettais donc ça à plus tard. Le poignet endolori mais le corps plus léger je dégringolais les marches de pierre, et m’enfourraillais la mousse qui me rappelait à vous. A vous et votre baron polonais qui vous vampirise de ses vénales vomissures.  Pourquoi me conter le plaisir que vous y prenez ? Vous me torturez ! Comment voulez-vous que j’y tienne quand une famille, que dis-je, un royaume ne peut me contenter ! Alors que vous, dont la pantagruélique plaie n’a d’égale que votre inextinguible soif, êtes enfin comblée par le rabbin de vos dérélictions, parfumant désormais de l’encens de vos plaintes la synagogue du plaisir. Ah, ma chère, moment de faiblesse d’un noble marquis en plein retour d’âge ! Ne me jetez pas la pierre d’avoir songé à vous écrire mes sentiments au détour d’un verre d’eau vide et à la lumière du jour naissant, car comme dit le poète : Inde genus durum sumus, experiensque laborum, Et documenta damus quâ simus origine nati.
Oui, votre honneur est sauf et je dois être sévèrement battu. Ô venez vite me nourrir de supplices nouveaux issus de votre  imagination fertile. J’attends, ma chère Kontess, votre brutale absolution que vous saurez si généreusement m’offrir ; un refus de votre part serait pour moi crucifiction. Adieu !

Votre indigent et eructif

Jean Raoul de Pauchoir, Marquis d’Estrella

Hépatome I Stéatose 5

Publié: juillet 30, 2011 par lesionsdangereuses dans saison 1

Chère Kontess

Voilà que je vois d’un mauvais oeil cette histoire en bataille. Salve qui saute chanvre qui pousse, vous dis-je. La bonne mène au crime, et à l’escriture. Je vous ai prévenue de vos fréquentations baisecornues. Soyez plus prudente, et, de grâsse, ne prenez point vos pourlechouilles pour l’acmé de la biensaillance. Que croyez-vous que je fiste de mon côté : chiens galeux et chats errants ! et vous du haut de votre pal vermouillu vous osez me susnober à la plume débletterant sur l’erectation de votre amant au chibre viorulent comme s’il pouvait remonter le store de votre salon à coup de vomissures de koulak mal dégrossi. Non, non, non ma chère pas de ça entre nous. De cruche en bonne poire vous poussez le bouchon un peu loin ! Ressaisissez-vous vous-même et gardez donc vos flageolences doucereuses dans vos murges. Venez donc me voir et je retirerai les ornières de vertu que vous portez encore afin que vous puissiez voir le jouir.
Non ma chère, je n’ai point oublié les turvulences de nos nuits torves comme votre encouillage littéraire semble le suggérer dans votre dernière bifouille. Voulez-vous donc que je vous fasse goûluter à de véritables sévices, ceux que je vous infligerai sans gaine si vous manchissez les brouturages qu’un rapport de bonne couche exige. Et vous me parlez de vos caresses de fakir menstruelles avec ce con paré des fistules du temps, tout en me faisant languir de votre sirop déporté, neume hépatique dans une nuit de clitorage.
Un dernier mot, vous et votre langage de surface snurfant sur ma faiblesse locale lorsque j’émarge martinalement d’un bocal de polyphénol pur, dégustant mes mollusques girondins huître à huître à grand croupe de godemichon, blanchouillard ou giroufflant selon, n’est pas digne d’une correspondance flabulente. Le livreur de pizza vous guette à faire l’éloge des octopus prépoucés, le doigt bien gras et la fesse propre.
Cessez vos insultes littrées et revenez à un style adéquantique, pastishe de brouteille en bisture, je vous en conjurte rentrez dans la curve afin que le sens se révèle à vos lèvres vrilleuses.

Alcoliquement vôtre

JRDP, Marquis d’Estrella

Hépatome I Stéatose 4

Publié: juillet 30, 2011 par lesionsdangereuses dans saison 1

Stuprenante Kontess,

Pardonnez que je réponde de guingois à votre missive trempée de votre omnipotente soif, mais il me faut vous faire part d’une fâcheuse nouvelle. Je viens de recevoir un billet de la part de votre ami israélite dont vous me causiez hier, Jean-Samuel Jankulowski, et qui semble, selon vos dires, être mien également, dans lequel il m’informe de son désir de séjourner quelques jours dans mon château girondin. Visiblement sa réunion familiale a tourné court, certainement un héritage avorté. J’ai toujours pensé que son humilité cachait une ambition inavouée et suspecte, et un penchant à la pingrerie né d’une oisiveté malsaine. Cela dit je ne puis présumer de mon instinct malgré une profonde osmose avec la gent féminine qui intérieurement m’érode. J’ai d’ailleurs rêvé de vous en pensant à lui, caressant les crevasses de votre dos que votre pelage auburn creusait davantage encore, me pâmant dans les replats de vos replis, déchirant les cicatrices de votre chair rance tout en galopant sur les rhizomes de vos ictéreuses collines pour enfin ensemencer votre personne exaltée de mon exil prodigue dans une brûlure digne de mes plus belles blénos. Mais non, vous vous refusiez à moi pourtant durci comme le bois traité, vigoureux comme un sans-culotte le 14 juillet. Quelle horreur de me voir ainsi mis au ban par un cisaillé du prépuce ! Et vous, souillonne baignée de son poison pélagique, transpercée de son emphacélique courgevire, sans cesse sphynctant sous vos interminables et dysharmonieux déhanchements. Mais voilà que je m’égare, le souffle courbe, dans le souvenir de pariades oubliées buvant la tasse du matinal alcool afin de tirer le rideau sur une nuit entâchée de vos moeursures dériveuses. Ce n’était qu’un cauchemar, il n’y a pas lieu de vous en tenir rigueur.

Revenons à notre baron déchu afin que vous sachiez enfin de quoi il retourne, même si je devine déjà que vos origines kosovardes vont se repaître de ses vilénies. Issu d’une famille de banquier polonaise installée en Francie après avoir été chassée de sa contrée tiers-mondiste par de vaillants prussiens, il est recueilli par les Ursulines à la suite du décès de ses parents dans l’incendie crapuleux de leur demeure. Sans capacité intellectuelle notable il interrompt assez tôt ses études ; s’ensuit son renvoi du couvent motivé par le violent et tardif dépucelage d’une paroissienne nouvellement ordonnée. Emprisonné quelque temps sur l’île de Vérins il est précocement libéré après avoir fait étalage de son toucher rectopucien, quittant ainsi l’établissement pestilancier avec quelques viols collectifs à son actif. Assagi il épouse une roturière limougeaude importatrice de fourrures. S’enchaînent alors deux enfants perdus, l’un égaré au bord de la route dont on retrouva le cadavre émietté quelques kilomètres plus loin après avoir été traîné sur plusieurs centaines de mètres par la charrette d’un paysan picard ; l’autre, la cervelle, ou ce qui lui en tenait lieu, malencontreusement broyée sur la pierre du pont neuf et sous le poids de son géniteur aviné ce dernier ayant trébuché sur le pékinois, mort également, d’un asiatique égaré. Suicide de sa femme et faillite personnelle succédèrent à ce coup du sort et voilà notre cher baron errant à la recherche d’une famille d’accueil qu’il trouva en ma compagnie profitant de mes largesses et de mes muscles affaissiés. Six mois plus tard et la croupe ensanglantée le voilà à nouveau apatride, chassé pour son incompétence à produire le plaisir attendu, non sans avoir touché sa prime de licenciement. Nous le retrouvons ensuite sur le sol mouvant de ses origines afin de se lamenter sur l’impasse de ses pseudo-racines décolorées à la recherche surtout d’un anonymat bienvenu. Dès lors il devint fabricant de lubrifiant qu’il commercialisa sous le nom de Fiacramp, en hommage à son fils aîné disparu par erreur, dans les pays voisins et hostiles, mais enclin tout autant que lui au coït à la mode dans la patrie de Loth. Son dégoût des pauvres le poussa, malgré sa fortune nouvelle à laquelle ces derniers avaient passablement contribué, à fuir la fange que dessinait son altérité pour revenir sur notre saint territoire brandissant l’étendard de son huile 3 en 1.

Comprenez donc mon inquiétude à vous lire à la lumière de ces quelques éléments fournis tant par mon expérience du bougre que par mes relations avisées. Je ne sais pourquoi il me servit un jour d’amant, mais ma mémoire revient peu à peu ; bientôt ce va-nu-pieds sans naissance que je ne connaissais point ne sera plus un secret pour quiconque me possédant. Ma grandeur d’âme parfois m’égare, surtout lorsqu’elle est arrosée d’un breuvage écossais. Un seul mot, chère Kontess, prenez garde ! Cet homme a des moeurs singulières, tâtonnant les teutonnes notamment sur les cîmes dodues des Vosges. Ainsi je vous saurais gré, si vos occupations toulousaines le permettent évidemment, de m’apporter le soutien de votre présence pour la réception de cet insolite visiteur à qui je ne peux que céder. Je vous avoue craindre ma faiblesse quant à mon membre volage, ce tubercule germé que nulle autre que vous ne saurait si bien décrire ; et votre présence ici afin de soulever votre vindicatif godet me gardera, me semble-t-il, du soulèvement de mes instincts les plus vils. Venez ma chère, et cessez donc de m’appeler à vous avec ce ton indigné digne des plus frigides courtisanes. Nous dirons nos litanies ensemble et tiendrons séance auprès du feu de cheminée afin de rendre graisse à qui de droigt. Je vous le répète, accourez jusqu’ici me fouetter de vos ronces enflammées, il y a bien trop longtemps que je n’ai point entendu vos vagissements d’ivrogne au bord du coma orgasmique. Je vous abandonne, sonnant la bonne afin qu’elle vienne faire les draps, catin sauvage de sibérie…

Priapiquement vôtre

Jean Raoul de Pauchoir, Marquis d’Estrella